{"id":412,"date":"2012-04-01T08:39:32","date_gmt":"2012-04-01T08:39:32","guid":{"rendered":"http:\/\/www.lesmenetriers.com\/WP\/?p=412"},"modified":"2017-01-03T14:08:34","modified_gmt":"2017-01-03T14:08:34","slug":"le-requiem-de-gabriel-faure","status":"publish","type":"post","link":"https:\/\/www.lesmenetriers.com\/WP\/?p=412","title":{"rendered":"Le Requiem de Gabriel Faur\u00e9"},"content":{"rendered":"<h4 class=\"size-full wp-image-413 alignleft\" style=\"text-align: center;\" title=\"Une copie du manuscrit; mesure 4-7 de l'Intro\u00eft et du Kyrie\">\u00a0Copie du manuscrit ; mesures 4-7 de l&#8217;Intro\u00eft et du Kyrie.<\/h4>\n<h4 class=\"size-full wp-image-413 alignleft\" style=\"text-align: center;\" title=\"Une copie du manuscrit; mesure 4-7 de l'Intro\u00eft et du Kyrie\"><\/h4>\n<h4 class=\"size-full wp-image-413 alignleft\" style=\"text-align: center;\" title=\"Une copie du manuscrit; mesure 4-7 de l'Intro\u00eft et du Kyrie\"><\/h4>\n<h4 class=\"size-full wp-image-413 alignleft\" style=\"text-align: center;\" title=\"Une copie du manuscrit; mesure 4-7 de l'Intro\u00eft et du Kyrie\"><a href=\"http:\/\/www.lesmenetriers.com\/WP\/wp-content\/uploads\/2012\/04\/Une-copie-du-manuscrit-mesure-4-7-de-lIntro\u00eft-et-du-Kyrie.jpg\"><img loading=\"lazy\" class=\"wp-image-413 alignright alignnone\" title=\"Une copie du manuscrit; mesure 4-7 de l'Intro\u00eft et du Kyrie\" src=\"http:\/\/www.lesmenetriers.com\/WP\/wp-content\/uploads\/2012\/04\/Une-copie-du-manuscrit-mesure-4-7-de-lIntro\u00eft-et-du-Kyrie.jpg\" alt=\"\" width=\"361\" height=\"306\" \/><\/a><\/h4>\n<p>La Messe de Requiem en r\u00e9 mineur, op. 48 de Gabriel Faur\u00e9, est l&#8217;une de ses \u0153uvres les plus connues et les plus jou\u00e9es.<br \/>\nL&#8217;histoire de sa composition s&#8217;\u00e9tend de 1887 \u00e0 1900. Elle fut cr\u00e9\u00e9e le 16 janvier 1888 au cours de fun\u00e9railles dans l&#8217;\u00c9glise de la Madeleine. Le passage le plus c\u00e9l\u00e8bre de l&#8217;\u0153uvre est s\u00fbrement l&#8217;air pour soprano Pie Jesu, pouvant \u00eatre chant\u00e9 par un gar\u00e7on ou une femme. On doit \u00e0 Camille Saint-Sa\u00ebns, ma\u00eetre de Faur\u00e9 \u00e0 l&#8217;\u00e9cole Niedermeyer, une formule qui n&#8217;est \u00e9videmment pas \u00e0 prendre au sens propre : \u00ab Ton Pie Jesu est le SEUL Pie Jesu, comme l\u2019Ave verum de Mozart est le SEUL Ave verum. \u00bb1. Inutile de pr\u00e9ciser que l&#8217;histoire compte bien d&#8217;autres mises en musique de ces textes liturgiques.<br \/>\nTout au long du XXe si\u00e8cle, le Requiem de Faur\u00e9 a beaucoup inspir\u00e9 les compositeurs fran\u00e7ais, \u00e0 l&#8217;exemple du Requiem, pour soli, ch\u0153ur et orchestre (1937-38) de Joseph-Guy Ropartz et du Requiem, op. 9 pour soli, ch\u0153urs, orchestre et orgue (1947) de Maurice Durufl\u00e9, fond\u00e9s sur la m\u00eame structure liturgique et d&#8217;inspiration musicale voisine.<\/p>\n<p style=\"text-align: center;\">&#8212;&#8212;&#8212;&#8212;&#8212;&#8212;&#8212;&#8212;&#8212;&#8212;&#8212;&#8212;&#8212;&#8212;&#8212;&#8212;&#8212;&#8212;&#8212;&#8212;&#8212;&#8212;&#8212;&#8212;&#8212;&#8212;&#8212;&#8212;&#8212;&#8212;&#8212;&#8212;&#8212;&#8212;&#8212;&#8212;&#8212;&#8212;&#8212;&#8212;&#8212;&#8212;&#8212;&#8212;&#8212;&#8211;<\/p>\n<h2 style=\"text-align: justify;\"><span style=\"text-decoration: underline;\">Histoire :<\/span><\/h2>\n<p style=\"text-align: justify;\">Le Requiem a \u00e9t\u00e9 compos\u00e9 sans intention particuli\u00e8re, selon les mots m\u00eames de Faur\u00e9 : \u00ab Mon Requiem a \u00e9t\u00e9 compos\u00e9 pour rien\u2026 pour le plaisir, si j\u2019ose dire ! Il a \u00e9t\u00e9 ex\u00e9cut\u00e9 pour la premi\u00e8re fois \u00e0 la Madeleine, \u00e0 l\u2019occasion des obs\u00e8ques d\u2019un paroissien quelconque. \u00bb2 Il ajoute : \u00ab peut-\u00eatre ai-je aussi, d\u2019instinct, cherch\u00e9 \u00e0 sortir du convenu, voil\u00e0 si longtemps que j\u2019accompagne \u00e0 l\u2019orgue des services d\u2019enterrement ! J\u2019en ai par-dessus la t\u00eate. J\u2019ai voulu faire autre chose. \u00bb3 Faur\u00e9 en avait simplement assez de jouer toujours la m\u00eame musique aux fun\u00e9railles c\u00e9l\u00e9br\u00e9es en l&#8217;\u00e9glise parisienne de la Madeleine, o\u00f9 il avait souvent remplac\u00e9 Camille Saint-Sa\u00ebns, organiste titulaire, d\u00e8s 1874, et o\u00f9 il \u00e9tait devenu ma\u00eetre de chapelle en 1877. On ne peut toutefois exclure que des consid\u00e9rations personnelles aient influenc\u00e9 la composition de l\u2019\u0153uvre qui d\u00e9bute apr\u00e8s la mort de son p\u00e8re en 1885 et s\u2019ach\u00e8ve peu apr\u00e8s celle de sa m\u00e8re, la veille du nouvel an 1888, soit un peu plus de deux semaines avant la premi\u00e8re audition de l&#8217;ouvrage, le 16 janvier 1888. Le Requiem pourrait alors \u00eatre consid\u00e9r\u00e9 comme une expression de la trag\u00e9die personnelle de Faur\u00e9, m\u00eame s&#8217;il faut noter que ce musicien d&#8217;\u00e9glise et organiste n&#8217;\u00e9tait \u00ab pas croyant, mais pas sceptique \u00bb, selon son fils Philippe Faur\u00e9-Fr\u00e9miet. Eug\u00e8ne Berteaux ajoute que pour Faur\u00e9 \u00ab le mot Dieu n&#8217;\u00e9tait que le gigantesque synonyme du mot Amour \u00bb. Cela \u00ab semble aller \u00e0 l&#8217;encontre de la r\u00e9putation d&#8217;irr\u00e9ligiosit\u00e9 qui a longtemps accompagn\u00e9 le compositeur \u00bb4.<br \/>\nFaur\u00e9 d\u00e9clara plus tard \u00e0 propos de ce Requiem : \u00ab Mon Requiem, on a dit qu\u2019il n\u2019exprimait pas l\u2019effroi de la mort, quelqu\u2019un l\u2019a appel\u00e9 une berceuse de la mort. Mais c\u2019est ainsi que je sens la mort : comme une d\u00e9livrance heureuse, une aspiration au bonheur d\u2019au-del\u00e0, plut\u00f4t que comme un passage douloureux\u2026 \u00bb5 Du point de vue de la composition musicale, \u00ab la simplicit\u00e9 et la \u00ab modestie \u00bb de cette \u0153uvre c\u00e9l\u00e8bre ont marqu\u00e9 le renouveau de la musique religieuse en France bien plus que les mod\u00e8les historiques de la Renaissance ou des XVIIe et XVIIIe si\u00e8cles \u00bb. Marc Honegger fait aussi remarquer que le sentiment religieux de Faur\u00e9 est plus pr\u00e9sent qu&#8217;on ne le pense habituellement : \u00ab Ses derni\u00e8res compositions introduisent dans la musique une expression recueillie, myst\u00e9rieuse, qui confine au sentiment religieux et t\u00e9moigne d&#8217;une haute philosophie de la vie \u00bb6.<br \/>\nD\u2032octobre 1887 \u00e0 janvier 1888, Faur\u00e9 compose une premi\u00e8re version de l&#8217;\u0153uvre qu&#8217;il pr\u00e9sente \u00e0 son ami Paul Poujaud comme un \u00ab petit Requiem \u00bb7. Cette premi\u00e8re mouture est compos\u00e9e de l&#8217;Intro\u00eft, du Kyrie, du Pie Jesu, de l&#8217;Agnus Dei et du In paradisum.<br \/>\nCette version originelle fut jou\u00e9e pour la premi\u00e8re fois le 16 janvier 1888, \u00e0 l\u2019\u00e9glise de la Madeleine. C&#8217;\u00e9tait pour la c\u00e9r\u00e9monie de bout-de-l&#8217;an d&#8217;un architecte c\u00e9l\u00e8bre de l&#8217;\u00e9poque, Joseph-Michel Le Soufach\u00e9. Le soprano solo \u00e9tait le futur compositeur Louis Aubert, n\u00e9 en 1877.<br \/>\nIl manque encore l\u2032Offertoire, dont un premier extrait, le solo de baryton Hostias est termin\u00e9 au printemps 1889. Il manque \u00e9galement le Libera me, achev\u00e9 sans doute au m\u00eame moment. Le ch\u0153ur O Domine qui entoure le solo Hostias est un ajout datant vraisemblablement de l&#8217;ann\u00e9e 18938. C&#8217;est dans cet \u00e9tat de composition et d&#8217;orchestration, \u00e9tabli par l&#8217;\u00e9dition critique de Jean-Michel Nectoux9 en tant que \u00ab version 1893 \u00bb ou \u00ab version pour orchestre de chambre \u00bb, qu&#8217;elle fut ex\u00e9cut\u00e9e \u00e0 la Madeleine sous la direction de Faur\u00e9, le 21 janvier 1893.<br \/>\nEn 1898-1899, suite aux exigences de l&#8217;\u00e9diteur Hamelle, la partition fut refondue pour un effectif orchestral plus important, destin\u00e9 aux soci\u00e9t\u00e9s de concerts. On ne sautait affirmer que Faur\u00e9 est lui-m\u00eame l&#8217;auteur de cette r\u00e9orchestration. Il pourrait s&#8217;agir plut\u00f4t d&#8217;un de ses \u00e9l\u00e8ves, \u00e0 l&#8217;instar de Roger Ducasse, \u00e9l\u00e8ve pr\u00e9f\u00e9r\u00e9 de Faur\u00e9 ayant orchestr\u00e9 de nombreuses autres \u0153uvres de son ma\u00eetre. Cette seconde version de l&#8217;\u0153uvre, publi\u00e9e chez Hamelle \u00e0 l&#8217;automne 1901, fut cr\u00e9\u00e9e le 12 juillet 1900 dans le Palais du Trocad\u00e9ro sous la direction de Paul Taffanel au cours du quatri\u00e8me \u00ab Concert officiel \u00bb de l&#8217;Exposition universelle de 1900. Ce fut la seule version connue jusqu&#8217;\u00e0 la d\u00e9couverte du mat\u00e9riel d&#8217;orchestre manuscrit de la version originelle de l&#8217;\u0153uvre soit d\u00e9couvert, en 1968, par le ma\u00eetre de chapelle Joachim Havard de la Montagne dans les caves de la paroisse de la Madeleine. La comparaison de ces parties instrumentales s\u00e9par\u00e9es avec le manuscrit autographe et fragmentaire de la version originelle, conserv\u00e9e \u00e0 la Biblioth\u00e8que nationale de France, permit au musicologue Jean-Michel Nectoux d&#8217;\u00e9tablir la version dite 1893 au cours des ann\u00e9es 197010. Elle fut ex\u00e9cut\u00e9e pour la premi\u00e8re fois le 18 f\u00e9vrier 1978, dans le cadre des exercices d\u2019\u00e9l\u00e8ves du Conservatoire de Paris. La premi\u00e8re ex\u00e9cution publique, assur\u00e9e par La Chapelle Royale sous la direction de Philippe Herreweghe, eut lieu le 16 janvier 1988, soit un si\u00e8cle jour pour jour apr\u00e8s la cr\u00e9ation de l\u2019\u0153uvre dans le m\u00eame lieu, l\u2019\u00e9glise de la Madeleine. Cette nouvelle version du Requiem fut enregistr\u00e9e en septembre de la m\u00eame ann\u00e9e.<br \/>\nLe Requiem fut jou\u00e9 en 1924 pour les fun\u00e9railles de Faur\u00e9. Le Requiem atteint les \u00c9tats-Unis seulement en 1931, et encore juste lors d&#8217;un concert d&#8217;\u00e9tudiants \u00e0 l&#8217;Institut Curtis en Pennsylvanie. Il ne fut pas jou\u00e9 en Grande-Bretagne avant 193611.<\/p>\n<p style=\"text-align: center;\">&#8212;&#8212;&#8212;&#8212;&#8212;&#8212;&#8212;&#8212;&#8212;&#8212;&#8212;&#8212;&#8212;&#8212;&#8212;&#8212;&#8212;&#8212;&#8212;&#8212;&#8212;&#8212;&#8212;&#8212;&#8212;&#8212;&#8212;&#8212;&#8212;&#8212;&#8212;&#8212;&#8212;&#8212;&#8212;&#8212;&#8212;&#8212;&#8212;&#8212;&#8212;&#8212;&#8212;&#8212;&#8212;&#8211;<\/p>\n<h2 style=\"text-align: justify;\"><span style=\"text-decoration: underline;\">Structure :<\/span><a href=\"http:\/\/www.lesmenetriers.com\/WP\/wp-content\/uploads\/2012\/04\/Gabriel-Faur\u00e9.jpg\"><img loading=\"lazy\" class=\" wp-image-435 alignright\" title=\"Gabriel Faur\u00e9\" src=\"http:\/\/www.lesmenetriers.com\/WP\/wp-content\/uploads\/2012\/04\/Gabriel-Faur\u00e9.jpg\" alt=\"\" width=\"151\" height=\"190\" \/><\/a><\/h2>\n<p>Cette \u0153uvre dure environ 35 minutes et est en sept parties :<br \/>\n\u2022 I. <em>Intro\u00eft et Kyrie<\/em> (R\u00e9 mineur)<br \/>\n\u2022 II. <em>Offertoire<\/em> (Si mineur)<br \/>\n\u2022 III. <em>Sanctus<\/em> (Mi b\u00e9mol majeur)<br \/>\n\u2022 IV. <em>Pie Jesu<\/em> (Si b\u00e9mol majeur)<br \/>\n\u2022 V. <em>Agnus Dei et Lux Aeterna<\/em> (Fa majeur)<br \/>\n\u2022 VI. <em>Libera me<\/em> (R\u00e9 mineur)<br \/>\n\u2022 VII. <em>In Paradisum<\/em> (R\u00e9 majeur)<\/p>\n<p style=\"text-align: center;\">&#8212;&#8212;&#8212;&#8212;&#8212;&#8212;&#8212;&#8212;&#8212;&#8212;&#8212;&#8212;&#8212;&#8212;&#8212;&#8212;&#8212;&#8212;&#8212;&#8212;&#8212;&#8212;&#8212;&#8212;&#8212;&#8212;&#8212;&#8212;&#8212;&#8212;&#8212;&#8212;&#8212;&#8212;&#8212;&#8212;&#8212;&#8212;&#8212;&#8212;&#8212;&#8212;&#8212;&#8212;&#8212;&#8211;<\/p>\n<h2 style=\"text-align: justify;\"><span style=\"text-decoration: underline;\">Texte :<\/span><\/h2>\n<p style=\"text-align: justify;\">Tous les textes sont en latin, conform\u00e9ment \u00e0 la tradition catholique. Du point de vue de la structure liturgique, le compositeur a innov\u00e9. Il a en effet un peu modifi\u00e9 la structure liturgique traditionnelle en omettant la S\u00e9quence Dies irae (dans laquelle on trouve, entre autres choses, les strophes Tuba mirum, Rex tremendae et Lacrimosa) et ajoutant l&#8217;antienne In paradisum, qui se chante apr\u00e8s la messe, lorsqu&#8217;on va au cimeti\u00e8re. Au lieu d&#8217;une peinture dramatique du Jugement dernier, tel que d\u00e9crit dans l&#8217;Apocalypse, Faur\u00e9 propose ainsi une vision sereine et r\u00e9confortante du Paradis.<\/p>\n<p style=\"text-align: center;\">&#8212;&#8212;&#8212;&#8212;&#8212;&#8212;&#8212;&#8212;&#8212;&#8212;&#8212;&#8212;&#8212;&#8212;&#8212;&#8212;&#8212;&#8212;&#8212;&#8212;&#8212;&#8212;&#8212;&#8212;&#8212;&#8212;&#8212;&#8212;&#8212;&#8212;&#8212;&#8212;&#8212;&#8212;&#8212;&#8212;&#8212;&#8212;&#8212;&#8212;&#8212;&#8212;&#8212;&#8212;&#8212;&#8211;<\/p>\n<h2 style=\"text-align: justify;\"><span style=\"text-decoration: underline;\">Versions et orchestrations :<\/span><\/h2>\n<p style=\"text-align: justify;\">Ce Requiem existe en deux versions \u00e9tablies par des \u00e9diteurs scientifiques.<br \/>\nLa version originale, datant de janvier 1888, rel\u00e8ve d&#8217;un stade inachev\u00e9, en cinq parties. Elle est \u00e9crite pour :<br \/>\n\u2022 ch\u0153ur<br \/>\n\u2022 soprano solo (gar\u00e7on ou femme)<br \/>\n\u2022 harpe<br \/>\n\u2022 timbales<br \/>\n\u2022 orgue<br \/>\n\u2022 cordes (violon solo, altos divis\u00e9s, violoncelles divis\u00e9s et contrebasse)<br \/>\nFaur\u00e9 la consid\u00e9rait, \u00e0 raison, comme temporaire et fragmentaire. Elle ne peut donc \u00eatre reconnue scientifiquement comme une \u00ab version \u00bb du Requiem et n&#8217;a pas fait l&#8217;objet d&#8217;une \u00e9dition critique.<br \/>\nLa premi\u00e8re version compl\u00e8te de l&#8217;\u0153uvre peut \u00eatre dat\u00e9e de l&#8217;ann\u00e9e 1893. En plus des nouveaux mouvements (Offertoire et Libera me), Faur\u00e9 ajoute les instruments et voix suivants :<br \/>\n\u2022 baryton solo (\u00ab un baryton-basse tranquille, un peu chantre \u00bb) 12<br \/>\n\u2022 4 cors<br \/>\n\u2022 2 trompettes<br \/>\n\u2022 3 trombones<br \/>\nCette version a fait l&#8217;objet de nombreuses \u00e9ditions critiques.<br \/>\nLa deuxi\u00e8me version du Requiem ajoute plus de vents, de cuivres et de cordes :<br \/>\n\u2022 ch\u0153ur<br \/>\n\u2022 soprano solo (gar\u00e7on ou femme)<br \/>\n\u2022 baryton solo<br \/>\n\u2022 2 fl\u00fbtes<br \/>\n\u2022 2 clarinettes (seulement dans le Pie Jesu)<br \/>\n\u2022 2 bassons<br \/>\n\u2022 4 cors d&#8217;harmonie<br \/>\n\u2022 2 trompettes (seulement dans le Kyrie et dans le Sanctus)<br \/>\n\u2022 3 trombones<br \/>\n\u2022 timbales (seulement dans le Libera me)<br \/>\n\u2022 harpe<br \/>\n\u2022 orgue<br \/>\n\u2022 cordes (avec juste quelques violons, mais toujours avec les altos et les violoncelles divis\u00e9s)<\/p>\n<p style=\"text-align: center;\">&#8212;&#8212;&#8212;&#8212;&#8212;&#8212;&#8212;&#8212;&#8212;&#8212;&#8212;&#8212;&#8212;&#8212;&#8212;&#8212;&#8212;&#8212;&#8212;&#8212;&#8212;&#8212;&#8212;&#8212;&#8212;&#8212;&#8212;&#8212;&#8212;&#8212;&#8212;&#8212;&#8212;&#8212;&#8212;&#8212;&#8212;&#8212;&#8212;&#8212;&#8212;&#8212;&#8212;&#8212;&#8212;&#8211;<\/p>\n<h2 style=\"text-align: justify;\"><span style=\"text-decoration: underline;\">\u00c9l\u00e9ments sur l\u2019\u0153uvre :<\/span><\/h2>\n<p style=\"text-align: justify;\">L\u2019atmosph\u00e8re g\u00e9n\u00e9rale du <em>Requiem<\/em> donne une impression de douceur, d\u2019\u00e9merveillement, d\u2019esp\u00e9rance et d\u2019humilit\u00e9, temp\u00e9r\u00e9e par quelques passages forte o\u00f9 l\u2019on ressent la frayeur, la douleur, le doute.<br \/>\nUn exemple typique de ces alternances de couleur se trouve dans les premi\u00e8res phrases de l\u2019<em>Intro\u00eft<\/em>.<br \/>\n(\u00ab pianissimo \u00bb)<br \/>\n<em>Requiem \u00e6ternam<\/em><br \/>\n<em> Dona eis domine<\/em><br \/>\n(\u00ab forte \u00bb)<br \/>\n<em>Et lux perpetua<\/em><br \/>\n(\u00ab diminuer \u00bb)<br \/>\n<em>Luceat, luceat, luceat eis\u2026<\/em><\/p>\n<p style=\"text-align: center;\">&#8212;&#8212;&#8212;&#8212;&#8212;&#8212;&#8212;&#8212;&#8212;&#8212;&#8212;&#8212;&#8212;&#8212;&#8212;&#8212;&#8212;&#8212;&#8212;&#8212;&#8212;&#8212;&#8212;&#8212;&#8212;&#8212;&#8212;&#8212;&#8212;&#8212;&#8212;&#8212;&#8212;&#8212;&#8212;&#8212;&#8212;&#8212;&#8212;&#8212;&#8212;&#8212;&#8212;&#8212;&#8212;&#8211;<\/p>\n<h2 style=\"text-align: justify;\"><span style=\"text-decoration: underline;\">Authenticit\u00e9 de la troisi\u00e8me version :<\/span><\/h2>\n<p style=\"text-align: justify;\">Rutter \u00e9crit dans <em>la Pr\u00e9face au Requiem<\/em> :<br \/>\n\u00ab Comment et pourquoi la troisi\u00e8me version survint n&#8217;est pas enti\u00e8rement clair. Dr. [Robert] Orledge conjecture que l&#8217;\u00e9diteur de Faur\u00e9, Hamelle, le pressa de pr\u00e9parer une version symphonique pour assurer plus de concerts &#8211; pour faire du <em>Requiem<\/em> une \u0153uvre de concert en fait. Dans une lettre de 1898, Faur\u00e9 promit \u00e0 Hamelle de pr\u00e9parer la partition pour une publication, bien qu&#8217;aucune question de r\u00e9orchestration ne fut mentionn\u00e9e ; Faur\u00e9 demanda, cependant, s\u2019il pouvait d\u00e9l\u00e9guer la r\u00e9duction du piano pour la partie vocale \u00e0 quelqu&#8217;un d&#8217;autre (son \u00e9l\u00e8ve pr\u00e9f\u00e9r\u00e9 Jean Roger-Ducasse fut charg\u00e9 de la t\u00e2che). La preuve que Roger Ducasse (ou quelqu&#8217;un d&#8217;autre) lib\u00e9ra Faur\u00e9 de la t\u00e2che de r\u00e9orchestration est une conjecture mais, je pense, convaincante. Premi\u00e8rement, Faur\u00e9 est connu pour avoir d\u00e9l\u00e9gu\u00e9 l&#8217;orchestration d&#8217;autres de ses \u0153uvres \u00e0 des assistants ; deuxi\u00e8mement, il \u00e9tait accabl\u00e9 de t\u00e2ches administratives et d&#8217;enseignement et pouvait ne pas avoir le temps de r\u00e9\u00e9crire lui-m\u00eame ; troisi\u00e8mement, la partition publi\u00e9e a litt\u00e9ralement des centaines de fautes et autres inexactitudes que le normalement m\u00e9ticuleux Faur\u00e9 n&#8217;aurait jamais laiss\u00e9es passer apr\u00e8s avoir re\u00e7u les \u00e9preuves pour la correction. S&#8217;il avait pr\u00e9par\u00e9 la partition, il aurait envoy\u00e9 des corrections \u00e0 l&#8217;imprimeur ; la conclusion semble implacable, quelqu&#8217;un de relativement inexp\u00e9riment\u00e9 a \u00e9crit la partition et lu les \u00e9preuves13.. \u00bb<\/p>\n<p style=\"text-align: center;\">&#8212;&#8212;&#8212;&#8212;&#8212;&#8212;&#8212;&#8212;&#8212;&#8212;&#8212;&#8212;&#8212;&#8212;&#8212;&#8212;&#8212;&#8212;&#8212;&#8212;&#8212;&#8212;&#8212;&#8212;&#8212;&#8212;&#8212;&#8212;&#8212;&#8212;&#8212;&#8212;&#8212;&#8212;&#8212;&#8212;&#8212;&#8212;&#8212;&#8212;&#8212;&#8212;&#8212;&#8212;&#8212;&#8211;<\/p>\n<h2 style=\"text-align: justify;\"><span style=\"text-decoration: underline;\">Notes :<\/span><\/h2>\n<p style=\"text-align: justify;\">1. Lettre de Saint-Sa\u00ebns \u00e0 Faur\u00e9 dat\u00e9e du 2 novembre 1916. Faur\u00e9 (Gabriel), Correspondance \/ Gabriel Faur\u00e9 ; textes r\u00e9unis, pr\u00e9sent\u00e9s et annot\u00e9s par Jean-Michel Nectoux, Paris : Flammarion, 1980, lettre no 114.<br \/>\n2. Faur\u00e9 (Gabriel), Correspondance \/ Gabriel Faur\u00e9 ; textes r\u00e9unis, pr\u00e9sent\u00e9s et annot\u00e9s par Jean-Michel Nectoux, Paris : Flammarion, 1980, lettre n\u00b067, p. 138.<br \/>\n3. Entretien avec Louis Aguettant, le 12 juillet 1902, publi\u00e9 dans Com\u0153dia en mars 1954, p. 6.<br \/>\n4. Marie-Paule Fr\u00e9zouls, Requiem de Faur\u00e9 [1] [archive].<br \/>\n5. Entretien avec Louis Aguettant, le 12 juillet 1902, publi\u00e9 dans Com\u0153dia en mars 1954, p. 6<br \/>\n6. Marc Honegger, Dictionnaire de la musique, Bordas, 1979. Article : \u00ab Faur\u00e9, Gabriel \u00bb. Urbain<br \/>\n7. Lettre datant du 15 janvier 1888, veille de la premi\u00e8re ex\u00e9cution. Faur\u00e9 (Gabriel), Correspondance \/ Gabriel Faur\u00e9 ; textes r\u00e9unis, pr\u00e9sent\u00e9s et annot\u00e9s par Jean-Michel Nectoux, Paris : Flammarion, 1980, lettre no 66, p. 138.<br \/>\n8. Houziaux (Mutien-Omer), \u00ab \u00c0 la recherche \u00ab des \u00bb Requiem de Faur\u00e9 ou, \u00ab L\u2019authenticit\u00e9 musicale en questions \u00bb \u00bb, Revue de la Soci\u00e9t\u00e9 Li\u00e9geoise de Musicologie, nos 15-16. Pr\u00e9face de Jean-Michel Nectoux, p. 14-15.<br \/>\n9. Edition critique publi\u00e9e en 1994 chez l&#8217;\u00e9diteur Leduc.<br \/>\n10. Houziaux (Mutien-Omer), \u00ab \u00c0 la recherche \u00ab des \u00bb Requiem de Faur\u00e9 ou, \u00ab L\u2019authenticit\u00e9 musicale en questions \u00bb \u00bb, Revue de la Soci\u00e9t\u00e9 Li\u00e9geoise de Musicologie, n\u00b0 15-16. Pr\u00e9face de Jean-Michel Nectoux.<br \/>\n11. Steinberg, 135<br \/>\n12. Lettre de Faur\u00e9 \u00e0 Eug\u00e8ne Ysa\u00ffe, dat\u00e9e du 5 ao\u00fbt 1900. Faur\u00e9 (Gabriel), Correspondance \/ Gabriel Faur\u00e9 ; textes r\u00e9unis, pr\u00e9sent\u00e9s et annot\u00e9s par Jean-Michel Nectoux, Paris : Flammarion, 1980, lettre no 128, p. 240.<br \/>\n13. Rutter, 3<\/p>\n<p style=\"text-align: center;\">&#8212;&#8212;&#8212;&#8212;&#8212;&#8212;&#8212;&#8212;&#8212;&#8212;&#8212;&#8212;&#8212;&#8212;&#8212;&#8212;&#8212;&#8212;&#8212;&#8212;&#8212;&#8212;&#8212;&#8212;&#8212;&#8212;&#8212;&#8212;&#8212;&#8212;&#8212;&#8212;&#8212;&#8212;&#8212;&#8212;&#8212;&#8212;&#8212;&#8212;&#8212;&#8212;&#8212;&#8212;&#8212;&#8211;<\/p>\n<h2 style=\"text-align: justify;\"><span style=\"text-decoration: underline;\">Sources :<\/span><\/h2>\n<p style=\"text-align: left;\">\u2022 Cet article est partiellement ou en totalit\u00e9 issu de l\u2019article de Wikip\u00e9dia en anglais intitul\u00e9 \u00ab Requiem (Faur\u00e9) \u00bb, extrait d\u2019internet le 01\/04\/2012 sans les paragraphes Discographie et Bibliographie<br \/>\n\u2022 Lien en fran\u00e7ais : http:\/\/fr.wikipedia.org\/wiki\/Requiem_de_Faur\u00e9<\/p>\n","protected":false},"excerpt":{"rendered":"<p>Quelques mots d&#8217;histoire au sujet de la Messe de Requiem en r\u00e9 mineur, op. 48 de Gabriel Faur\u00e9, compos\u00e9e entre 1886 et 1900.<\/p>\n","protected":false},"author":2,"featured_media":585,"comment_status":"closed","ping_status":"closed","sticky":false,"template":"","format":"standard","meta":[],"categories":[46,40],"tags":[17,10],"_links":{"self":[{"href":"https:\/\/www.lesmenetriers.com\/WP\/index.php?rest_route=\/wp\/v2\/posts\/412"}],"collection":[{"href":"https:\/\/www.lesmenetriers.com\/WP\/index.php?rest_route=\/wp\/v2\/posts"}],"about":[{"href":"https:\/\/www.lesmenetriers.com\/WP\/index.php?rest_route=\/wp\/v2\/types\/post"}],"author":[{"embeddable":true,"href":"https:\/\/www.lesmenetriers.com\/WP\/index.php?rest_route=\/wp\/v2\/users\/2"}],"replies":[{"embeddable":true,"href":"https:\/\/www.lesmenetriers.com\/WP\/index.php?rest_route=%2Fwp%2Fv2%2Fcomments&post=412"}],"version-history":[{"count":23,"href":"https:\/\/www.lesmenetriers.com\/WP\/index.php?rest_route=\/wp\/v2\/posts\/412\/revisions"}],"predecessor-version":[{"id":2071,"href":"https:\/\/www.lesmenetriers.com\/WP\/index.php?rest_route=\/wp\/v2\/posts\/412\/revisions\/2071"}],"wp:featuredmedia":[{"embeddable":true,"href":"https:\/\/www.lesmenetriers.com\/WP\/index.php?rest_route=\/wp\/v2\/media\/585"}],"wp:attachment":[{"href":"https:\/\/www.lesmenetriers.com\/WP\/index.php?rest_route=%2Fwp%2Fv2%2Fmedia&parent=412"}],"wp:term":[{"taxonomy":"category","embeddable":true,"href":"https:\/\/www.lesmenetriers.com\/WP\/index.php?rest_route=%2Fwp%2Fv2%2Fcategories&post=412"},{"taxonomy":"post_tag","embeddable":true,"href":"https:\/\/www.lesmenetriers.com\/WP\/index.php?rest_route=%2Fwp%2Fv2%2Ftags&post=412"}],"curies":[{"name":"wp","href":"https:\/\/api.w.org\/{rel}","templated":true}]}}