{"id":583,"date":"2012-09-20T09:06:01","date_gmt":"2012-09-20T09:06:01","guid":{"rendered":"http:\/\/www.lesmenetriers.com\/WP\/?p=583"},"modified":"2017-01-03T14:08:34","modified_gmt":"2017-01-03T14:08:34","slug":"programme-du-concert-des-5-et-12-mai-2012","status":"publish","type":"post","link":"https:\/\/www.lesmenetriers.com\/WP\/?p=583","title":{"rendered":"Programme du concert du 7 octobre 2012 \u00e0 AMBRESIN"},"content":{"rendered":"<p>&nbsp;<\/p>\n<p>Bienvenue\u00a0!<\/p>\n<p>Trois fils conducteurs guident le programme de ce concert \u00e0 Ambresin.<\/p>\n<p>Le premier suit les filiations musicales des compositeurs. De Gounod \u00e0 Vierne, en passant par C\u00e9sar Franck et Gabriel Faur\u00e9, c\u2019est un si\u00e8cle de composition fran\u00e7aise (1840-1940) et, plus particuli\u00e8rement pour les \u0153uvres ex\u00e9cut\u00e9es ce soir, c\u2019est la seconde moiti\u00e9 du 19<sup>e<\/sup> si\u00e8cle qui se jouent. Mais plus qu\u2019une coh\u00e9rence chronologique, il s\u2019agit v\u00e9ritablement d\u2019une lign\u00e9e. Car Charles Gounod fut form\u00e9 par le m\u00eame professeur que C\u00e9sar Franck, fut le ma\u00eetre de Camille Saint-Sa\u00ebns lui-m\u00eame professeur de Gabriel Faur\u00e9 et fut aussi le mentor de Faur\u00e9 qui dira de son ma\u00eetre \u00ab\u00a0trop de musiciens ne se doutent pas de ce qu\u2019ils doivent \u00e0 Gounod\u2026 mais je sais ce que je lui dois et lui garde une infime reconnaissance et ardente tendresse\u00a0\u00bb. Faur\u00e9 lui d\u00e9diera son <em>Cantique de Jean Racine<\/em>. Quant \u00e0 Louis Vierne, il fut remarqu\u00e9 et soutenu par C\u00e9sar Franck alors \u00e0 la fin de sa vie.<\/p>\n<p>Le deuxi\u00e8me fil conducteur concerne la formation musicale des compositeurs. Charles Gounod fut, \u00e0 la fin de sa vie, titulaire des orgues de Saint-Cloud et les trois autres compositeurs, Franck, Faur\u00e9 et Vierne \u00e9taient organistes, titulaires des plus prestigieuses grandes orgues de Paris\u00a0: Sainte-Clotilde, La Madeleine et Notre-Dame respectivement.<\/p>\n<p>Le troisi\u00e8me fil, c\u2019est le voyage musical qui vous est propos\u00e9. Depuis Bach et Beethoven, inspirateurs de Gounod, depuis les chants gr\u00e9goriens et la polyphonie renaissante int\u00e9gr\u00e9s par Faur\u00e9 jusqu\u2019aux marches du 20<sup>e<\/sup> si\u00e8cle, voil\u00e0 l\u2019univers de musique sacr\u00e9e de cette soir\u00e9e.<\/p>\n<p>&nbsp;<\/p>\n<p align=\"center\"><strong><span style=\"text-decoration: underline;\">Messe aux chapelles, messe br\u00e8ve n\u00b07 &#8211; Charles Gounod<\/span><\/strong><\/p>\n<p>&nbsp;<\/p>\n<p><strong>Charles Gounod (1818-1893)<\/strong><\/p>\n<p>Aujourd\u2019hui mondialement connu pour son <em>Ave Maria<\/em> et son op\u00e9ra <em>Faust<\/em> (avec son air des bijoux \u00ab\u00a0ah, je ris de me voir si belle\u00a0\u00bb immortalis\u00e9 par Herg\u00e9 avec la Castafiore), Charles Gounod est rest\u00e9 assez incompris de son vivant, du moins de la part du grand public et des critiques\u2026 En 1862, le \u00ab\u00a0grand\u00a0\u00bb critique Scudo (dont tout le monde a oubli\u00e9 jusqu\u2019\u00e0 l\u2019existence) reprocha \u00e0 Gounod son go\u00fbt pour \u00ab\u00a0les derniers quatuors de Beethoven\u2026 d\u2019o\u00f9 sont sortis les mauvais musiciens de l\u2019Allemagne moderne, les Liszt, les Wagner, les Schumann sans omettre Mendelssohn\u00a0\u00bb\u00a0! Sans commentaire\u2026<\/p>\n<p>Mais il est vrai que ce grand harmoniste, ce grand m\u00e9lodiste, inspir\u00e9 par Bach (son <em>Ave Maria<\/em> compos\u00e9 en 1852, improvisation au piano, est intitul\u00e9 <em>M\u00e9ditation sur un pr\u00e9lude de Bach<\/em>), influenc\u00e9 par Mozart et les compositeurs allemands s\u2019est senti bien mal \u00e0 l\u2019aise dans cette France concentr\u00e9e sur la musique de sc\u00e8ne. Gounod, cherchant dans le texte l\u2019inspiration m\u00e9lodique, composait \u00e0 contre-courant des boursouflures musicales alors \u00e0 la mode.<\/p>\n<p>Incompris de ses contemporains pour son originalit\u00e9, il a pourtant cr\u00e9\u00e9 plus de 600 \u0153uvres dont une bonne part dans le go\u00fbt du temps, \u00e0 des fins alimentaires, se r\u00e9signant ainsi \u00e0 assumer \u00ab\u00a0son humiliant m\u00e9tier de compositeur de musique\u00a0\u00bb. A la fin de sa vie, combl\u00e9 d\u2019honneurs, Gounod se consacre \u00e0 des activit\u00e9s litt\u00e9raires dont celle de critique musical, soutenant les \u0153uvres de son prot\u00e9g\u00e9 Camille Saint-Sa\u00ebns et de son admirateur Gabriel Faur\u00e9. Ces deux derniers dirigeront sa messe de fun\u00e9railles en l\u2019\u00e9glise de la Madeleine, le premier aux orgues le second \u00e0 la ma\u00eetrise. Nous sommes alors en 1893\u00a0: cette m\u00eame ann\u00e9e, en ce m\u00eame lieu, Faur\u00e9 cr\u00e9e son <em>Requiem<\/em>\u00a0!<\/p>\n<p>&nbsp;<\/p>\n<p><strong>Messe aux chapelles (messe br\u00e8ve n\u00b07), 1877\/1890<\/strong><\/p>\n<p>Peu comment\u00e9e, cette messe pour ch\u0153ur \u00e0 4 voix mixtes et orgue date officiellement de 1890 mais elle est en fait une r\u00e9vision d\u2019une \u0153uvre ant\u00e9rieure\u00a0: messe en do majeur pour 2 voix \u00e9gales avec orgue ou harmonium cr\u00e9\u00e9e en 1877. Rien n\u2019a subsist\u00e9 des circonstances de cr\u00e9ation et de r\u00e9vision de cette \u0153uvre, semble-t-il. Elle est surtout marqu\u00e9e par la simplicit\u00e9 pure de ses m\u00e9lodies.<\/p>\n<p>Au contraire d\u2019une <em>Missa solemnis<\/em>, une <em>messe br\u00e8ve<\/em> ne reprend pas l\u2019int\u00e9gralit\u00e9 de la liturgie et omet g\u00e9n\u00e9ralement le <em>Gloria<\/em> et le <em>Credo<\/em>. Pourtant, cette messe br\u00e8ve n\u00b07 s\u2019organise autour d\u2019un imposant <em>Gloria<\/em> et s\u2019apparente ainsi davantage \u00e0 la tradition protestante\u00a0 de ce genre de musique sacr\u00e9e o\u00f9 <em>Kyrie<\/em> et <em>Gloria<\/em> ont une place pr\u00e9pond\u00e9rante.<\/p>\n<p align=\"center\"><strong><em><span style=\"text-decoration: underline;\">\u00a0<\/span><\/em><\/strong><\/p>\n<p align=\"center\"><strong><em><span style=\"text-decoration: underline;\">Andantino<\/span><\/em><\/strong><strong><span style=\"text-decoration: underline;\"> en sol mineur &#8211; C\u00e9sar Franck<\/span><\/strong><\/p>\n<p>&nbsp;<\/p>\n<p><strong>C\u00e9sar Franck (1822-1890)<\/strong><\/p>\n<p>N\u00e9 \u00e0 Li\u00e8ge en 1822, donc citoyen hollandais, de parents allemands, C\u00e9sar Franck entame sa formation musicale \u00e0 Li\u00e8ge mais, d\u00e8s 1835, la poursuit \u00e0 Paris o\u00f9 sa famille a d\u00e9m\u00e9nag\u00e9. Au Conservatoire de Paris, il suit les cours d\u2019Antoine Reicha qui avait d\u00e9j\u00e0 form\u00e9 Berlioz, Liszt et Gounod. C\u2019est l\u00e0 qu\u2019il se fait remarquer en 1838 en remportant un premier prix de piano par surclassement\u00a0: le pr\u00e9sident du jury Maria Luigi Cherubini d\u00e9cida de le placer hors concours et de r\u00e9attribuer un second premier prix au meilleur des autres \u00e9l\u00e8ves.<\/p>\n<p>Son p\u00e8re, peut-\u00eatre \u00e0 l\u2019instar de L\u00e9opold Mozart, r\u00eave d\u2019une carri\u00e8re de virtuose pour son fils, le retire du Conservatoire en 1842 avant qu\u2019il ait pu participer au prestigieux Prix de Rome et l\u2019entra\u00eene dans une tourn\u00e9e de concerts en Belgique et en Allemagne. C\u00e9sar rompt avec son p\u00e8re en 1845 et revient d\u00e9finitivement \u00e0 Paris o\u00f9, 35 ans plus tard, pour obtenir le titre de professeur d\u2019orgue au Conservatoire, il acquiert la nationalit\u00e9 fran\u00e7aise.<\/p>\n<p>&nbsp;<\/p>\n<p><strong><em>Andantino<\/em><\/strong><strong> en sol mineur FWV25 (1857-1858<\/strong><strong>)<\/strong><\/p>\n<p>&nbsp;<\/p>\n<p align=\"center\"><strong><span style=\"text-decoration: underline;\">1<sup>re<\/sup> symphonie, <em>allegro vivace<\/em> &#8211; Louis Vierne<\/span><\/strong><\/p>\n<p>&nbsp;<\/p>\n<p><strong>Louis Vierne (1870-1937)<\/strong><\/p>\n<p>Remarqu\u00e9 d\u00e8s 1884 par C\u00e9sar Franck lors d\u2019un examen de piano, Louis Vierne entre au Conservatoire de Paris en 1890 o\u00f9 il ne peut suivre que durant quelques semaines les cours de son mentor, alors mourant. En 1900, il devient titulaire des grandes orgues de Notre-Dame de Paris au terme d\u2019un concours rassemblant une cinquantaine de candidats.<\/p>\n<p>De sa biographie on retiendra des \u00e9v\u00e9nements plut\u00f4t tragiques\u00a0: en 1913, le d\u00e9c\u00e8s des suites de tuberculose de son second fils \u00e2g\u00e9 de 10 ans puis, en novembre 1917, le d\u00e9c\u00e8s de son fils a\u00een\u00e9 \u00e2g\u00e9 de 17 ans, engag\u00e9 volontaire. Cette deuxi\u00e8me disparition va lui inspirer d\u00e8s 1918 un quintette pour cordes rempli de douleur et de r\u00e9volte et plus tard un morceau pour orgue <em>St\u00e8le pour un enfant d\u00e9funt<\/em>. En juin 1937, \u00e0 la fin de l\u2019ex\u00e9cution de cette pi\u00e8ce lors d\u2019un concert \u00e0 Notre-Dame, il d\u00e9c\u00e8de au clavier de son orgue.<\/p>\n<p>&nbsp;<\/p>\n<p><strong>1<sup>re<\/sup> symphonie, <em>allegro vivace<\/em> (1898-1899)<\/strong><\/p>\n<p>&nbsp;<\/p>\n<p align=\"center\"><strong><span style=\"text-decoration: underline;\">Cantique de Jean Racine et <em>Requiem<\/em> &#8211; Gabriel Faur\u00e9<\/span><\/strong><\/p>\n<p>&nbsp;<\/p>\n<p><strong>Gabriel Faur\u00e9 (1845-1924)<\/strong><\/p>\n<p>Originaire de Pamiers (Ari\u00e8ge), Gabriel Faur\u00e9 est d\u00e9j\u00e0 envoy\u00e9 \u00e0 Paris \u00e0 9 ans pour entrer \u00e0 l\u2019\u00e9cole Niedermeyer, \u00e9cole de musique alors tr\u00e8s r\u00e9put\u00e9e formant organistes et chefs de ch\u0153urs pour les \u00e9glises. Cette formation initiale d\u2019une douzaine d\u2019ann\u00e9es donnant une grande place \u00e0 la musique sacr\u00e9e et \u00e0 l\u2019influence du chant gr\u00e9gorien, va marquer l\u2019\u0153uvre de Faur\u00e9 (voir plus loin le Cantique). Mais dans cette \u00e9cole professaient aussi de grands musiciens de l\u2019\u00e9poque dont Camille Saint-Sa\u00ebns, de 10 ans seulement plus \u00e2g\u00e9, form\u00e9 par Charles Gounod, titulaire des orgues de la Madeleine \u00e0 Paris entre 1857 et 1877. Les liens nou\u00e9s avec Faur\u00e9 \u00e0 l\u2019\u00e9cole Niedermeyer perdurent ensuite et l\u2019\u00e9l\u00e8ve succ\u00e8de au ma\u00eetre aux orgues de la Madeleine d\u00e8s 1877. A la fin de sa formation, Faur\u00e9 voyage en Allemagne o\u00f9 il rencontre Liszt et assiste aux productions des <em>Niebelungen<\/em> de Wagner.<\/p>\n<p>Sa profession d\u2019organiste paroissial -qu\u2019il entame d\u00e8s 1871- prend alors tellement de temps qu\u2019elle ne lui laisse que les mois d\u2019\u00e9t\u00e9 pour se mettre \u00e0 la composition. Gabriel Faur\u00e9 compose donc de fa\u00e7on peu prolifique, mais tout au long de sa vie (de ses 15 ans \u00e0 son d\u00e9c\u00e8s) et surtout en d\u00e9truisant beaucoup de morceaux qu\u2019il juge imparfaits ne gardant que quelques mouvements qu\u2019il r\u00e9utilise plus tard dans de nouvelles compositions. Malgr\u00e9 une surdit\u00e9 quasi-totale d\u00e8s 1903, il continue \u00e0 \u00e9crire des \u0153uvres de plus en plus marqu\u00e9es par leur d\u00e9pouillement et leur intimit\u00e9.<\/p>\n<p>Auteur de pi\u00e8ces de musique de chambre, de quelques \u0153uvres de sc\u00e8nes (dont l\u2019op\u00e9ra Pell\u00e9as et M\u00e9lisande) et \u0153uvres vocales (d\u00e9couvrez son <em>Madrigal<\/em> Op.35, une splendeur\u00a0!), Gabriel Faur\u00e9 est reconnu aujourd\u2019hui pour son v\u00e9ritable g\u00e9nie harmonique (\u00e9coutez le cantique de Jean Racine) et la finesse de ses m\u00e9lodies. Il fut, \u00e0 la fin du 19<sup>e<\/sup> si\u00e8cle, l\u2019un des rares musiciens \u00e0 \u00e9chapper \u00e0 l\u2019influence wagnerienne pour cr\u00e9er un vrai style fran\u00e7ais.<\/p>\n<p>&nbsp;<\/p>\n<p><strong>Cantique de Jean Racine, op. 11 (1863-1864)<\/strong><\/p>\n<p>Gabriel Faur\u00e9 ach\u00e8ve sa formation \u00e0 l\u2019\u00e9cole Niedermeyer lorsqu\u2019il \u00e9crit cette pi\u00e8ce qui lui vaut un premier prix de composition et qui d\u00e9montre, par sa simplicit\u00e9 m\u00e9lodique et sa limpidit\u00e9 polyphonique, qu\u2019\u00e0 19 ans, son auteur avait tout assimil\u00e9 des ma\u00eetres des 16<sup>e<\/sup> et 17<sup>e<\/sup> si\u00e8cles. Ce Cantique, d\u00e9di\u00e9 \u00e0 C\u00e9sar Franck, n\u2019est ex\u00e9cut\u00e9 pour la premi\u00e8re fois qu\u2019en mai 1875.<\/p>\n<p>L\u2019\u0153uvre elle-m\u00eame m\u00e9rite un mot d\u2019explication.<\/p>\n<p>Ce Cantique est une paraphrase d\u2019un hymne latin chant\u00e9 par les moines au d\u00e9but des matines du mardi\u00a0: alors que le soleil va seulement se lever, chassons le sommeil, laissons la lumi\u00e8re entrer pour prier. Mais lorsque Jean Racine (auteur de <em>Britannicus<\/em> entre autres) r\u00e9\u00e9crit le texte, en fran\u00e7ais, vers 1656, un courant philosophique catholique intransigeant parcourt les \u00e9lites fran\u00e7aises\u00a0: le jans\u00e9nisme. Cette pens\u00e9e, qui devient mouvement religieux, initi\u00e9e par l\u2019\u00e9v\u00eaque d\u2019Ypres Cornelius Jans\u00e9nius, annonce que le pardon ne sera accord\u00e9 qu\u2019\u00e0 une minorit\u00e9 de l\u2019humanit\u00e9 parce que le Mal est partout et l\u2019Homme trop faible\u00a0; rares seront les \u00e9lus. Voil\u00e0 donc l\u2019hymne latin, doux et plein d\u2019humanit\u00e9 optimiste, transform\u00e9 en sermon moralisateur accentuant le poids du p\u00e9ch\u00e9, l\u2019oubli des lois divines, la proximit\u00e9 de l\u2019enfer\u00a0! Racine n\u2019a que 16 ans\u00a0lorsqu\u2019il r\u00e9alise ce qu\u2019on osera appeler \u00ab\u00a0traduction\u00a0\u00bb \u00e0 l\u2019\u00e9poque. Voyez la diff\u00e9rence dans le tableau ci-dessous.<\/p>\n<p>M\u00eame si Jean Racine a consciencieusement biff\u00e9 les notions de lumi\u00e8re et de douceur, Faur\u00e9 les a restaur\u00e9es dans sa m\u00e9lodie aux accents gr\u00e9goriens.<\/p>\n<table border=\"1\" cellspacing=\"0\" cellpadding=\"0\">\n<tbody>\n<tr>\n<td valign=\"top\" width=\"340\">\n<p align=\"center\"><strong>Cantique de Jean Racine<\/strong><\/p>\n<p>&nbsp;<\/p>\n<p><span style=\"text-decoration: underline;\">Verbe<\/span> \u00e9gal au Tr\u00e8s-Haut, notre <span style=\"text-decoration: underline;\">unique esp\u00e9rance<\/span>,<\/p>\n<p>Jour \u00e9ternel de la terre et des cieux,<\/p>\n<p>De la paisible nuit nous rompons le silence\u00a0:<\/p>\n<p>Divin Sauveur, <span style=\"text-decoration: underline;\">jette sur nous<\/span> les yeux.<\/p>\n<p>&nbsp;<\/p>\n<p><span style=\"text-decoration: underline;\">R\u00e9pands sur nous le feu<\/span> de Ta <span style=\"text-decoration: underline;\">gr\u00e2ce puissante<\/span>\u00a0;<\/p>\n<p>Que <span style=\"text-decoration: underline;\">tout l&#8217;enfer<\/span> fuie au <span style=\"text-decoration: underline;\">son de Ta voix<\/span>\u00a0;<\/p>\n<p>Dissipe le sommeil d&#8217;une \u00e2me languissante<\/p>\n<p><span style=\"text-decoration: underline;\">Qui la conduit \u00e0 l&#8217;oubli de Tes lois<\/span>!<\/p>\n<p>&nbsp;<\/p>\n<p>\u00d4 Christ\u00a0! sois <span style=\"text-decoration: underline;\">favorable<\/span> \u00e0 ce <span style=\"text-decoration: underline;\">peuple fid\u00e8le<\/span>,<\/p>\n<p>Pour <span style=\"text-decoration: underline;\">Te b\u00e9nir<\/span> maintenant assembl\u00e9\u00a0;<\/p>\n<p>Re\u00e7ois les chants qu&#8217;il offre \u00e0 <span style=\"text-decoration: underline;\">Ta gloire immortelle<\/span>,<\/p>\n<p><span style=\"text-decoration: underline;\">Et de Tes dons qu&#8217;il retourne combl\u00e9<\/span>.<\/p>\n<p>&nbsp;<\/p>\n<p>&nbsp;<\/p>\n<p><em>(soulign\u00e9\u00a0: les accents jans\u00e9nistes de Racine)<\/em><\/td>\n<td valign=\"top\" width=\"334\">\n<p align=\"center\"><strong>Hymne <em>Consors paterni luminis<\/em>\u00a0(traduction)<\/strong><\/p>\n<p>&nbsp;<\/p>\n<p>Toi qui partages la lumi\u00e8re du P\u00e8re,<\/p>\n<p>Toi qui es lumi\u00e8re de la lumi\u00e8re, et jour,<\/p>\n<p>Nous rompons la nuit en chantant\u00a0:<\/p>\n<p>Aide les priants.<\/p>\n<p>&nbsp;<\/p>\n<p>Efface la nuit de nos esprits,<\/p>\n<p>Fais fuir les troupes de d\u00e9mons<\/p>\n<p>Eloigne le sommeil<\/p>\n<p>Qu\u2019il n\u2019accable pas les indolents.<\/p>\n<p>&nbsp;<\/p>\n<p>Ainsi, Christ, pour nous tous sois indulgent<\/p>\n<p>Afin que serve aux priants<\/p>\n<p>Ce que nous psalmodions en chantant<\/p>\n<p>&nbsp;<\/p>\n<p>A toi, Christ, roi tr\u00e8s doux et \u00e0 ton p\u00e8re\u00a0: la gloire<\/p>\n<p>Avec l\u2019esprit saint, pour les si\u00e8cles \u00e9ternels<\/p>\n<p>Amen<\/td>\n<\/tr>\n<\/tbody>\n<\/table>\n<p><em>\u00a0<\/em><\/p>\n<p><strong><em>Requiem<\/em><\/strong><strong>, op. 48 (1893)<\/strong><\/p>\n<p>\u00ab\u00a0 A ceux qui l\u2019interrogeaient sur la gen\u00e8se de son <em>Requiem<\/em>, Faur\u00e9 r\u00e9pondait\u00a0:\u00a0\u00abmon <em>Requiem<\/em> a \u00e9t\u00e9 compos\u00e9 pour rien\u2026 pour le plaisir si j\u2019ose dire\u00a0\u00bb et dans un entretien, il pr\u00e9cise qu\u2019il a \u00ab\u00a0cherch\u00e9 \u00e0 sortir du convenu\u00a0\u00bb, pr\u00e9f\u00e9rant exprimer sa sensibilit\u00e9 d\u2019artiste, sa conception personnelle de la mort comme \u00ab\u00a0une d\u00e9livrance heureuse, une aspiration au bonheur d\u2019au-del\u00e0, plut\u00f4t que comme un passage douloureux\u00a0\u00bb.\u00a0\u00bb (JM Nectoux)<\/p>\n<p>&nbsp;<\/p>\n<p>De cette citation, deux passages demandent \u00e9claircissement.<\/p>\n<p>La \u00ab\u00a0sensibilit\u00e9 d\u2019artiste\u00a0\u00bb de Faur\u00e9 fait r\u00e9f\u00e9rence \u00e0 sa source d\u2019inspiration , \u00e0 sa vision de la mort, lui qui n\u2019\u00e9tait ni croyant ni ath\u00e9e. Marqu\u00e9 par le d\u00e9c\u00e8s de ses parents et peut-\u00eatre aussi par une grande empathie pour toutes ces familles endeuill\u00e9es qu\u2019il c\u00f4toyait lors des fun\u00e9railles, il donne v\u00e9ritablement une approche tr\u00e8s personnelle et int\u00e9rieure de la mort. Une \u0153uvre qualifi\u00e9e de berceuse, de d\u00e9livrance heureuse, une \u0153uvre marqu\u00e9e par des alternances de sentiments\u00a0: douceur, humilit\u00e9, frayeur, douleur et aussi \u00e9merveillement. Des vagues sonores, m\u00e9lodiques, musicales.<\/p>\n<p>Le c\u00f4t\u00e9 \u00ab\u00a0sortir du convenu\u00a0\u00bb est r\u00e9el et \u00e0 plus d\u2019un titre\u00a0: en harmonies s\u00fbrement, dans l\u2019expression de la couleur musicale et instrumentale aussi, dans la construction par rapport \u00e0 la liturgie \u00e9galement. En comparaison avec un <em>requiem<\/em> classique, Faur\u00e9 a carr\u00e9ment gomm\u00e9 certains passages (le <em>Dies irae<\/em> se retrouve r\u00e9duit \u00e0 sa plus simple expression dans le <em>Libera me<\/em>), mis en exergue le <em>Pie Jesu<\/em> et int\u00e9gr\u00e9 deux pri\u00e8res des absoutes (<em>Libera me<\/em> et <em>In paradisum<\/em>) traditionnellement plac\u00e9es apr\u00e8s la messe, parfois m\u00eame au cimeti\u00e8re. Cette construction originale sera reprise dans bien des <em>Requiem<\/em> au 20<sup>e<\/sup> si\u00e8cle, dont celui de Durufl\u00e9 (\u00e9l\u00e8ve de Louis Vierne\u00a0: le monde est petit\u00a0!).<\/p>\n<p>La gen\u00e8se de l\u2019\u0153uvre explique sans doute cette originalit\u00e9. L\u2019essentiel date de 1887-1888, mais Faur\u00e9, recyclant certains mouvements mis de c\u00f4t\u00e9, compl\u00e8te son Requiem en 1891 d\u2019un <em>Libera me<\/em> d\u00e9j\u00e0 \u00e9crit pour orgue en 1877 et d\u2019un Offertoire. La premi\u00e8re ex\u00e9cution compl\u00e8te date de 1893, c\u2019est cette version qui est pr\u00e9sent\u00e9e ce soir\u2026 Mais, en cette fin du 19<sup>e<\/sup> si\u00e8cle, l\u2019\u0153uvre de Faur\u00e9 est trop originale, trop peu spectaculaire et donc peu rentable\u00a0: sous l\u2019insistance de son \u00e9diteur, Gabriel Faur\u00e9 accepte de produire une version symphonique pour l\u2019expo universelle de 1900\u2026 A contrec\u0153ur sans doute, parce qu\u2019il semble que Faur\u00e9 en ait laiss\u00e9 le soin \u00e0 son \u00e9l\u00e8ve Jean-Roger Ducasse. Toujours est-il que ce n\u2019est plus que sous cette version qu\u2019est jou\u00e9 ce <em>Requiem<\/em>, longtemps associ\u00e9 \u00e0 suavit\u00e9 et nonchalance, \u00e0 tel point que Poulenc en dira \u00ab\u00a0c\u2019est un v\u00e9ritable supplice de l\u2019entendre\u00a0!\u00a0\u00bb.<\/p>\n<p>Mais Poulenc, n\u00e9 en 1899 et d\u00e9c\u00e9d\u00e9 en 1963, n\u2019aurait jamais pu entendre la version de 1893 et pour cause\u2026 Elle disparut\u00a0; totalement oubli\u00e9e, elle ne fut retrouv\u00e9e qu\u2019en 1968 dans les caves de la Madeleine, ne fut r\u00e9ex\u00e9cut\u00e9e qu\u2019en f\u00e9vrier 1978 au Conservatoire dans le cadre d\u2019un examen et ne fut rejou\u00e9e en public qu\u2019en janvier 1988 sous la direction du chef belge Philippe Herreweghe\u00a0! Cette partition n\u2019a que 24 ans, si l\u2019on peut dire! Une \u0153uvre qui exige de tous ses ex\u00e9cutants une grande ma\u00eetrise des pianississimo (ppp) aux fortissimo (ff), souvent sans transition. Une composition o\u00f9 la lumi\u00e8re \u00e9ternelle (<em>lux, luceat, perpetua<\/em>) \u00ab\u00a0s\u2019entend\u00a0\u00bb litt\u00e9ralement et o\u00f9, parfois, des anges passent (<em>Sanctus, Pie Jesu, In paradisum<\/em>).<\/p>\n<p>&nbsp;<\/p>\n<p>&#8211;\u00a0\u00a0\u00a0\u00a0\u00a0\u00a0\u00a0\u00a0\u00a0\u00a0\u00a0\u00a0\u00a0\u00a0\u00a0\u00a0\u00a0\u00a0\u00a0\u00a0 <em>Introit et Kyrie<\/em><\/p>\n<table border=\"1\" cellspacing=\"0\" cellpadding=\"0\">\n<tbody>\n<tr>\n<td valign=\"top\" width=\"293\"><em>Requiem aeternam dona eis, Domine<\/em><em>Et lux perpetua luceat eis<\/em><em>Te decet hymnus Deus in Sion<\/em><em>Et tibi reddetur votum in Jerusalem<\/em><em>Exaudi orationem meam <\/em><em>Ad te omnis caro veniet<\/em><\/p>\n<p><em>Kyrie eleison, Christe eleison, Kyrie eleison<\/em><\/td>\n<td valign=\"top\" width=\"357\">Donne-leur le repos \u00e9ternel, SeigneurEt que la lumi\u00e8re \u00e9ternelle brille pour euxA toi, Seigneur, cet hymne dans SionEt \u00e0 toi ces v\u0153ux \u00e0 J\u00e9rusalemEcoute ma pri\u00e8reTout vivant viendra \u00e0 toi<\/p>\n<p>Seigneur prends piti\u00e9, Christ prends piti\u00e9<\/td>\n<\/tr>\n<\/tbody>\n<\/table>\n<p>&nbsp;<\/p>\n<p>&#8211;\u00a0\u00a0\u00a0\u00a0\u00a0\u00a0\u00a0\u00a0\u00a0\u00a0\u00a0\u00a0\u00a0\u00a0\u00a0\u00a0\u00a0\u00a0\u00a0\u00a0 <em>Offertorium<\/em><\/p>\n<table border=\"1\" width=\"652\" cellspacing=\"0\" cellpadding=\"0\">\n<tbody>\n<tr>\n<td valign=\"top\" width=\"293\"><em>O Domine Jesu Christe, Rex gloriae<\/em><em>Libera animas defunctorum<\/em><em>De poenis inferni et de profundo lacu<\/em><em>O Domine Jesu Christe, Rex gloriae<\/em><em>Libera animas defunctorum de ore leonis<\/em><em>Ne absorbeat Tartarus<\/em><\/p>\n<p><em>ne cadant in obscurum<\/em><\/p>\n<p><em>\u00a0<\/em><\/p>\n<p><em>Hostias et preces tibi Domine laudis offerimus <\/em><\/p>\n<p><em>Tu suscipe pro animabus illis<\/em><\/p>\n<p><em>Quarum hodie memoriam facimus<\/em><\/p>\n<p><em>Fac eas Domine de morte transire ad vitam<\/em><\/p>\n<p><em>Quam olim Abrahae promisisti et semini eius<\/em><\/td>\n<td valign=\"top\" width=\"359\">O Seigneur J\u00e9sus Christ, roi de gloireD\u00e9livre les \u00e2mes des d\u00e9funtsDes peines de l\u2019enfer et du profond ab\u00eemeO Seigneur J\u00e9sus Christ, roi de gloireD\u00e9livre les \u00e2mes de la gueule du lionQue l\u2019Ab\u00eeme ne les engloutisse<\/p>\n<p>ni qu\u2019ils tombent dans les t\u00e9n\u00e8bres<\/p>\n<p>&nbsp;<\/p>\n<p>Hosties et louanges, nous te les offrons, Seigneur<\/p>\n<p>Re\u00e7ois-les pour ces \u00e2mes<\/p>\n<p>Dont nous faisons m\u00e9moire aujourd\u2019hui<\/p>\n<p>Seigneur, fais-les passer de la mort \u00e0 la vie<\/p>\n<p>qui fut jadis promise \u00e0 Abraham et sa descendance<\/td>\n<\/tr>\n<\/tbody>\n<\/table>\n<p>&nbsp;<\/p>\n<p>&#8211;\u00a0\u00a0\u00a0\u00a0\u00a0\u00a0\u00a0\u00a0\u00a0\u00a0\u00a0\u00a0\u00a0\u00a0\u00a0\u00a0\u00a0\u00a0\u00a0\u00a0 <em>Sanctus<\/em><\/p>\n<table border=\"1\" width=\"652\" cellspacing=\"0\" cellpadding=\"0\">\n<tbody>\n<tr>\n<td valign=\"top\" width=\"293\"><em>Sanctus, Sanctus, Sanctus, Deus Sabaoth<\/em><em>Pleni sunt coeli et terra gloria tua<\/em><em>Hosanna in excelsis. Sanctus<\/em><\/td>\n<td valign=\"top\" width=\"359\">Saint, saint, saint, Seigneur Dieu des arm\u00e9esCiel et terre sont pleins de ta gloireHosanna au plus haut. Saint<\/td>\n<\/tr>\n<\/tbody>\n<\/table>\n<p>&nbsp;<\/p>\n<p>&#8211;\u00a0\u00a0\u00a0\u00a0\u00a0\u00a0\u00a0\u00a0\u00a0\u00a0\u00a0\u00a0\u00a0\u00a0\u00a0\u00a0\u00a0\u00a0\u00a0\u00a0 <em>Pie Jesu<\/em><\/p>\n<table border=\"1\" width=\"652\" cellspacing=\"0\" cellpadding=\"0\">\n<tbody>\n<tr>\n<td valign=\"top\" width=\"293\"><em>Pie Jesu Domine dona eis requiem<\/em><em>Dona eis requiem sempiternam requiem<\/em><\/td>\n<td valign=\"top\" width=\"359\">Doux J\u00e9sus, donne-leur le reposDonne-leur le repos, le repos \u00e9ternel<\/td>\n<\/tr>\n<\/tbody>\n<\/table>\n<p>A propos du <em>Pie Jesu<\/em>, Camille Saint-Sa\u00ebns \u00e9crira \u00e0 Gabriel Faur\u00e9 \u00ab\u00a0ton <em>Pie Jesu<\/em> est le SEUL <em>Pie Jesu<\/em> comme l\u2019<em>Ave verum<\/em> de Mozart est le SEUL <em>Ave Verum<\/em>\u00a0\u00bb. Il \u00e9tait chant\u00e9 par un enfant.<\/p>\n<p>&#8211;\u00a0\u00a0\u00a0\u00a0\u00a0\u00a0\u00a0\u00a0\u00a0\u00a0\u00a0\u00a0\u00a0\u00a0\u00a0\u00a0\u00a0\u00a0\u00a0\u00a0 <em>Agnus Dei<\/em><\/p>\n<table border=\"1\" cellspacing=\"0\" cellpadding=\"0\">\n<tbody>\n<tr>\n<td valign=\"top\" width=\"293\"><em>Agnus Dei qui tollis peccata mundi<\/em><em>Dona eis requiem<\/em><em>Agnus dei qui tollis peccata mundi<\/em><em>Dona eis requiem<\/em><em>Agnus Dei qui tollis peccata mundi<\/em><em>Dona eis requiem, sempiternam requiem<\/em><\/p>\n<p><em>Lux aeterna luceat eis Domine<\/em><\/p>\n<p><em>Cum sanctis tuis in aeternum<\/em><\/p>\n<p><em>Quia pius es<\/em><\/td>\n<td valign=\"top\" width=\"350\">Agneau de Dieu qui \u00f4te le p\u00e9ch\u00e9 du mondeDonne-leur le reposAgneau de Dieu qui \u00f4te le p\u00e9ch\u00e9 du mondeDonne-leur le reposAgneau de Dieu qui \u00f4te le p\u00e9ch\u00e9 du mondeDonne-leur le repos, le repos \u00e9ternel<\/p>\n<p>Que la lumi\u00e8re \u00e9ternelle brille pour eux, Seigneur<\/p>\n<p>Avec tes saints dans l\u2019\u00e9ternit\u00e9<\/p>\n<p>Parce que tu es doux<\/td>\n<\/tr>\n<\/tbody>\n<\/table>\n<p>&nbsp;<\/p>\n<p>&#8211;\u00a0\u00a0\u00a0\u00a0\u00a0\u00a0\u00a0\u00a0\u00a0\u00a0\u00a0\u00a0\u00a0\u00a0\u00a0\u00a0\u00a0\u00a0\u00a0\u00a0 <em>Libera me<\/em><\/p>\n<table border=\"1\" cellspacing=\"0\" cellpadding=\"0\">\n<tbody>\n<tr>\n<td valign=\"top\" width=\"293\"><em>Libera me domine de morte aerterna<\/em><em>In die illa tremenda<\/em><em>Quando coeli movendi sunt et terra<\/em><em>Dum veneris judicare saeculum per ignem<\/em><em>\u00a0<\/em><em>Tremens factus sum ego et timeo<\/em><\/p>\n<p><em>Dum discussio venerit<\/em><\/p>\n<p><em>Atque ventura ira<\/em><\/p>\n<p><em>\u00a0<\/em><\/p>\n<p><em>Dies illa dies irae<\/em><\/p>\n<p><em>Calamitatis et miseriae<\/em><\/p>\n<p><em>Dies illa dies magna <\/em><\/p>\n<p><em>Et amara valde<\/em><\/p>\n<p><em>\u00a0<\/em><\/p>\n<p><em>Requiem aeternam dona eis domine<\/em><\/p>\n<p><em>Et lux perpetua luceat eis<\/em><\/p>\n<p><em>\u00a0<\/em><\/p>\n<p><em>Libera me domine de morte aerterna<\/em><\/p>\n<p><em>In die illa tremenda<\/em><\/p>\n<p><em>Quando coeli movendi sunt et terra<\/em><\/p>\n<p><em>Dum veneris judicare saeculum per ignem<\/em><\/p>\n<p><em>\u00a0<\/em><\/p>\n<p><em>Libera me domine de morte aeterna<\/em><\/td>\n<td valign=\"top\" width=\"350\">D\u00e9livre-moi Seigneur de la mort \u00e9ternelleEn ce jour redoutableO\u00f9 les cieux et la terre seront \u00e9branl\u00e9sO\u00f9 tu viendras juger le monde par le feuJe suis tout tremblant et je crains<\/p>\n<p>Lorsque le jugement viendra<\/p>\n<p>Et la col\u00e8re \u00e0 venir<\/p>\n<p>&nbsp;<\/p>\n<p>Ce jour, jour de col\u00e8re<\/p>\n<p>De calamit\u00e9 et de mis\u00e8re<\/p>\n<p>Ce jour, jour \u00e9norme<\/p>\n<p>Et rempli d\u2019amertume<\/p>\n<p>&nbsp;<\/p>\n<p>Le repos \u00e9ternel, donne-leur, Seigneur<\/p>\n<p>Et que la lumi\u00e8re \u00e9ternelle brille pour eux<\/p>\n<p>&nbsp;<\/p>\n<p>D\u00e9livre-moi Seigneur de la mort \u00e9ternelle<\/p>\n<p>En ce jour redoutable<\/p>\n<p>O\u00f9 les cieux et la terre seront \u00e9branl\u00e9s<\/p>\n<p>O\u00f9 tu viendras juger le monde par le feu<\/p>\n<p>&nbsp;<\/p>\n<p>D\u00e9livre-moi Seigneur de la mort \u00e9ternelle<\/td>\n<\/tr>\n<\/tbody>\n<\/table>\n<p>&nbsp;<\/p>\n<p>&#8211;\u00a0\u00a0\u00a0\u00a0\u00a0\u00a0\u00a0\u00a0\u00a0\u00a0\u00a0\u00a0\u00a0\u00a0\u00a0\u00a0\u00a0\u00a0\u00a0\u00a0 <em>In paradisum<\/em><\/p>\n<table border=\"1\" cellspacing=\"0\" cellpadding=\"0\">\n<tbody>\n<tr>\n<td valign=\"top\" width=\"293\"><em>In paradisum deducant te angeli<\/em><em>In tuo adventu suscipiant te martyres<\/em><em>Et perducant te in civitatem sanctam <\/em><em>Jerusalem<\/em><em>\u00a0<\/em><em>Chrorus angelorum te suscipiat<\/em><\/p>\n<p><em>Et cum Lazaro quondam paupere<\/em><\/p>\n<p><em>Aeternam habeas requiem<\/em><\/p>\n<p><em>\u00a0<\/em><\/p>\n<p><em>Aeternam habeas requiem<\/em><\/td>\n<td valign=\"top\" width=\"350\">Qu\u2019au paradis, te conduisent les angesQu\u2019\u00e0 ton arriv\u00e9e, t\u2019accueillent les martyrsEt te m\u00e8nent \u00e0 la cit\u00e9 sainteJ\u00e9rusalemQue le ch\u0153ur des anges t\u2019accueille<\/p>\n<p>Et que tel Lazare, le pauvre d\u2019autrefois,<\/p>\n<p>Tu aies le repos \u00e9ternel<\/p>\n<p>&nbsp;<\/p>\n<p>Que tu aies le repos \u00e9ternel<\/td>\n<\/tr>\n<\/tbody>\n<\/table>\n<p>&nbsp;<\/p>\n","protected":false},"excerpt":{"rendered":"<p>En avant-premi\u00e8re, d\u00e9couvrez le programme complet de notre prochain concert \u00e0 Ambresin (dimanche 7 octobre 2012 \u00e0 17heures). <\/p>\n","protected":false},"author":2,"featured_media":812,"comment_status":"closed","ping_status":"closed","sticky":false,"template":"","format":"standard","meta":[],"categories":[46,40],"tags":[9,6,16,12,5,11,8,7,13,10],"_links":{"self":[{"href":"https:\/\/www.lesmenetriers.com\/WP\/index.php?rest_route=\/wp\/v2\/posts\/583"}],"collection":[{"href":"https:\/\/www.lesmenetriers.com\/WP\/index.php?rest_route=\/wp\/v2\/posts"}],"about":[{"href":"https:\/\/www.lesmenetriers.com\/WP\/index.php?rest_route=\/wp\/v2\/types\/post"}],"author":[{"embeddable":true,"href":"https:\/\/www.lesmenetriers.com\/WP\/index.php?rest_route=\/wp\/v2\/users\/2"}],"replies":[{"embeddable":true,"href":"https:\/\/www.lesmenetriers.com\/WP\/index.php?rest_route=%2Fwp%2Fv2%2Fcomments&post=583"}],"version-history":[{"count":14,"href":"https:\/\/www.lesmenetriers.com\/WP\/index.php?rest_route=\/wp\/v2\/posts\/583\/revisions"}],"predecessor-version":[{"id":2070,"href":"https:\/\/www.lesmenetriers.com\/WP\/index.php?rest_route=\/wp\/v2\/posts\/583\/revisions\/2070"}],"wp:featuredmedia":[{"embeddable":true,"href":"https:\/\/www.lesmenetriers.com\/WP\/index.php?rest_route=\/wp\/v2\/media\/812"}],"wp:attachment":[{"href":"https:\/\/www.lesmenetriers.com\/WP\/index.php?rest_route=%2Fwp%2Fv2%2Fmedia&parent=583"}],"wp:term":[{"taxonomy":"category","embeddable":true,"href":"https:\/\/www.lesmenetriers.com\/WP\/index.php?rest_route=%2Fwp%2Fv2%2Fcategories&post=583"},{"taxonomy":"post_tag","embeddable":true,"href":"https:\/\/www.lesmenetriers.com\/WP\/index.php?rest_route=%2Fwp%2Fv2%2Ftags&post=583"}],"curies":[{"name":"wp","href":"https:\/\/api.w.org\/{rel}","templated":true}]}}